Agenda culturel

Cinéma ouvrier : A bientôt j’espère & Classe de lutte

L’Association Les amis de la Maison du Peuple s’associe avec Habitat jeunes des Oiseaux pour présenter des films en relation avec le monde du travail. Cette première projection de deux films du Groupe Medvedkine de Besançon relate la belle histoire bisontine au cours de laquelle un groupe d’ouvriers de la Rhodia s’est emparé d’une caméra pour filmer les conditions de vie et de travail des ouvriers. Le premier film Abientôt j’espère (1967) réalisé par Chris Marker est le point de départ de cette aventure. A leur tour, soutenus et formés par des cinéastes (Jean Luc Godard, Chris Marker, René Vautier…) et des techniciens (Pierre Lhomme, Antoine Bonfanti, quelques ouvriers réalisent Classe de luttes en 1968..
A L’issue des projections, débat avec Henri Traforetti membre du Groupe et co-auteur avec Michèle Tatu du livre Des Étincelles aux Éditions de l’Oeil

 

A bientôt j’espère
Un film de Chris marker
Documentaire / 1967 / 44′

Classe de lutte
Un film du groupe Medvedkine de Besançon
Documentaire / 1969 / 40′

A bientôt j'espere En mars 1967 à Besançon, une grève éclate aux établissements Rhodiaceta qui font partie d’une chaîne d’usines de textiles dépendant du trust Rhône-Poulenc. Cette grève a pris un aspect inhabituel par son refus de dissocier le plan culturel du plan social. Les revendications mises en avant ne concernaient plus seulement les salaires ou la sécurité de l’emploi, mais le mode de vie que la société imposait, impose à la classe ouvrière. Classe de lutte Le premier film réalisé par les ouvriers du Groupe Medvedkine. Il suit la création d’une section syndicale CGT dans une usine d’horlogerie par une ouvrière dont c’est le premier travail militant en 1968. Comment Suzanne réussit à mobiliser les autres femmes de l’entreprise, malgré la méfiance des dirigeants syndicaux et les intimidations du patronat.